De nouvelles règles ne font pas le bonheur de tous

Olivier Robichaud olivier.robichaud@tc.tc Publié le 22 avril 2015

Des parents déplorent le resserrement des règles concernant la circulation des joueurs au sein de la Fédération de soccer du Québec et de l’Association régionale de soccer de la Rive-Sud.

©TC Media – Archives

Plusieurs parents de jeunes joueurs de soccer sont mécontents des nouvelles règles de circulation des joueurs adoptées cet automne par les associations de soccer. Ils estiment qu’elles empêchent leurs enfants de pratiquer leur sport.

Daniel Halde est furieux contre l’Association régionale de soccer de la Rive-Sud (ARSRS). Le Club de soccer Roussillon a éliminé certains groupes d’âge, ce qui fait en sorte que sa fille de neuf ans doit jouer ailleurs.

Or, l’ARSRS et la Fédération du soccer du Québec (FSQ) ont resserré les règles qui s’appliquent aux joueurs qui changent d’équipe, appelés «joueurs mutés» dans le jargon du sport.

«Avant, une équipe pouvait compter quatre joueurs mutés dans ses rangs et en faire jouer deux dans un match. Maintenant, c’est un seul joueur muté par match pour son groupe d’âge», déplore M. Halde, qui craint que sa fille soit limitée dans son choix d’équipe ou dans le nombre de matchs qu’elle pourra disputer cet été.

Selon les nouvelles règles, la seule circonstance où un joueur peut changer d’équipe sans être considéré comme un joueur muté est lorsque son club d’origine cesse d’exister. Aucune exception n’est prévue lorsque le club élimine seulement quelques groupes d’âge.

De plus, un joueur est considéré comme «muté» pendant deux ans suivant son changement, contre seulement un an auparavant, et les frais de mutation sont passés de 500$ à 750$.

La volonté des clubs

Selon l’ARSRS, dont dépend la règle du nombre de joueurs mutés, ce sont les clubs qui ont voulu restreindre la circulation de joueurs.

«Quand un club est plus fort, ça crée un certain pouvoir d’attraction. Mais quand tu perds constamment tes meilleurs joueurs au profit de ces clubs-là, ça devient difficile de monter un programme sérieux», explique le commissaire et coordonnateur aux compétitions de l’ARSRS, Eduard-Nick Pascalau.

M. Pascalau souligne que les joueurs mutés étaient carrément interdits par l’ARSRS et la FSQ il y a quelques années seulement.

Le porte-parole de l’ARSRS refuse toutefois de commenter les cas précis de joueurs, puisque l’Association a reçu des lettres signées par des avocats réclamant le retrait des nouvelles règles.

M. Halde confirme avoir envoyé une de ces lettres. Il rejette toutefois l’option de contester les règles devant les tribunaux.

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©TC Media – Archives


Plusieurs parents de jeunes joueurs de soccer sont mécontents des nouvelles règles de circulation des joueurs adoptées cet automne par les associations de soccer. Ils estiment qu’elles empêchent leurs enfants de pratiquer leur sport.

Daniel Halde est furieux contre l’Association régionale de soccer de la Rive-Sud (ARSRS). Le Club de soccer Roussillon a éliminé certains groupes d’âge, ce qui fait en sorte que sa fille de neuf ans doit jouer ailleurs.

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«Avant, une équipe pouvait compter quatre joueurs mutés dans ses rangs et en faire jouer deux dans un match. Maintenant, c’est un seul joueur muté par match pour son groupe d’âge», déplore M. Halde, qui craint que sa fille soit limitée dans son choix d’équipe ou dans le nombre de matchs qu’elle pourra disputer cet été.

Selon les nouvelles règles, la seule circonstance où un joueur peut changer d’équipe sans être considéré comme un joueur muté est lorsque son club d’origine cesse d’exister. Aucune exception n’est prévue lorsque le club élimine seulement quelques groupes d’âge.

De plus, un joueur est considéré comme «muté» pendant deux ans suivant son changement, contre seulement un an auparavant, et les frais de mutation sont passés de 500$ à 750$.

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Selon l’ARSRS, dont dépend la règle du nombre de joueurs mutés, ce sont les clubs qui ont voulu restreindre la circulation de joueurs.

«Quand un club est plus fort, ça crée un certain pouvoir d’attraction. Mais quand tu perds constamment tes meilleurs joueurs au profit de ces clubs-là, ça devient difficile de monter un programme sérieux», explique le commissaire et coordonnateur aux compétitions de l’ARSRS, Eduard-Nick Pascalau.

M. Pascalau souligne que les joueurs mutés étaient carrément interdits par l’ARSRS et la FSQ il y a quelques années seulement.

Le porte-parole de l’ARSRS refuse toutefois de commenter les cas précis de joueurs, puisque l’Association a reçu des lettres signées par des avocats réclamant le retrait des nouvelles règles.

M. Halde confirme avoir envoyé une de ces lettres. Il rejette toutefois l’option de contester les règles devant les tribunaux.