Imposante délégation à Washington: l'opposition questionne

Publié le 12 mars 2016

Le premier ministre Justin Trudeau a conclu sa visite officielle à Washington vendredi.

©La Presse Canadienne

OTTAWA. Fallait-il que Justin Trudeau soit accompagné du tiers de son cabinet pour sa visite à Washington? Les partis d’opposition à Ottawa se le demandent.

La délégation canadienne qui a pris d’assaut la capitale américaine est «énorme», a reproché vendredi le député conservateur Pierre Paul-Hus, qui perçoit cette visite principalement comme un «beau party».

«Si les ministres qui ont été là-bas ont eu des rencontres avec leurs collègues (des États-Unis), tant mieux. Sinon, c’est une perte de temps et d’argent pour tous les Canadiens», a-t-il enchaîné, disant ne pas avoir été impressionné par les annonces faites à Washington.

Le député néo-démocrate Guy Caron, qui a parlé d’une délégation «surprenante» par sa taille, a abondé dans le même sens.

«Je pense qu’à son retour, le premier ministre et sa délégation devront faire rapport de ce qu’ils ont réellement et concrètement obtenu», a-t-il indiqué en point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.

Pour le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval, la visite en sol américain, qui a été marquée par une rencontre bilatérale avec le président américain Barack Obama et un dîner d’État à la Maison-Blanche, n’a «rien rapporté» et n’a permis de faire avancer aucun dossier québécois.

Et Justin Trudeau, lui, a simplement voulu épater la galerie, a-t-il pesté: «Peut−être qu’en étant tout seul, ce n’était plus assez, il fallait qu’il rajoute des ministres pour attirer encore l’attention».

Le premier ministre canadien et le président Obama ont annoncé jeudi qu’ils s’étaient entendus pour diminuer les émissions de méthane de 40 à 45% et leur intention d’accroître l’échange de renseignements contenus sur leur liste d’interdiction de vol.

Dans le dossier du bois d’oeuvre, ils se sont par ailleurs «entendus pour que leurs ministres examinent intensivement toutes les options et qu’ils déposent, d’ici 100 jours, un rapport», précise le communiqué conjoint publié à l’issue de leur rencontre bilatérale.

Le jeu en valait donc la chandelle – et un contingent ministériel d’une telle ampleur n’avait rien d’exagéré pour une visite aussi importante, a fait valoir Cameron Ahmad, porte-parole au bureau du premier ministre.

«Pour nous, ce voyage représentait une opportunité extrêmement importante de renforcer les liens entre les deux pays et d’accroître leurs liens commerciaux», a-t-il soutenu.

Au total, 11 élus libéraux ont accompagné le premier ministre pour cette visite aux États-Unis.

La «délégation officielle» était composée des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Environnement, du Commerce international et des Pêches.

Cinq autres ministres – Développement international, Sécurité publique, Justice, Patrimoine canadien et Innovation – ainsi que la secrétaire parlementaire de Justin Trudeau étaient également du voyage.

«La délégation officielle faisait partie du programme intégré du premier ministre. Les autres ont participé à certaines parties du programme, mais tout ça était principalement organisé par leur bureau», a expliqué M. Ahmad.

La Presse Canadienne

En manchette

Michael-Faraday, la rue mal-aimée

La rue Michael-Faraday aurait besoin d’être retapée dans sa portion située à Sainte-Julie. Puisqu’elle est empruntée par une majorité d’automobilistes de Varennes, des discussions entre les deux villes ont présentement cours pour évaluer la possibilité d’un éventuel partage de coûts pour une cure de jouvence.

Plus d’accidents mortels au Québec, sauf dans la région

FAIT DIVERS. Le bilan routier des quatre premiers mois de 2016 fait état d’une hausse de 30 décès sur les routes du Québec par rapport à la même période l’année précédente, sauf sur le territoire de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) où l’on signale une baisse.

Imposante délégation à Washington: l'opposition questionne

Publié le 12 mars 2016

Le premier ministre Justin Trudeau a conclu sa visite officielle à Washington vendredi.

©La Presse Canadienne


OTTAWA. Fallait-il que Justin Trudeau soit accompagné du tiers de son cabinet pour sa visite à Washington? Les partis d’opposition à Ottawa se le demandent.

La délégation canadienne qui a pris d’assaut la capitale américaine est «énorme», a reproché vendredi le député conservateur Pierre Paul-Hus, qui perçoit cette visite principalement comme un «beau party».

«Si les ministres qui ont été là-bas ont eu des rencontres avec leurs collègues (des États-Unis), tant mieux. Sinon, c’est une perte de temps et d’argent pour tous les Canadiens», a-t-il enchaîné, disant ne pas avoir été impressionné par les annonces faites à Washington.

Le député néo-démocrate Guy Caron, qui a parlé d’une délégation «surprenante» par sa taille, a abondé dans le même sens.

«Je pense qu’à son retour, le premier ministre et sa délégation devront faire rapport de ce qu’ils ont réellement et concrètement obtenu», a-t-il indiqué en point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.

Pour le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval, la visite en sol américain, qui a été marquée par une rencontre bilatérale avec le président américain Barack Obama et un dîner d’État à la Maison-Blanche, n’a «rien rapporté» et n’a permis de faire avancer aucun dossier québécois.

Et Justin Trudeau, lui, a simplement voulu épater la galerie, a-t-il pesté: «Peut−être qu’en étant tout seul, ce n’était plus assez, il fallait qu’il rajoute des ministres pour attirer encore l’attention».

Le premier ministre canadien et le président Obama ont annoncé jeudi qu’ils s’étaient entendus pour diminuer les émissions de méthane de 40 à 45% et leur intention d’accroître l’échange de renseignements contenus sur leur liste d’interdiction de vol.

Dans le dossier du bois d’oeuvre, ils se sont par ailleurs «entendus pour que leurs ministres examinent intensivement toutes les options et qu’ils déposent, d’ici 100 jours, un rapport», précise le communiqué conjoint publié à l’issue de leur rencontre bilatérale.

Le jeu en valait donc la chandelle – et un contingent ministériel d’une telle ampleur n’avait rien d’exagéré pour une visite aussi importante, a fait valoir Cameron Ahmad, porte-parole au bureau du premier ministre.

«Pour nous, ce voyage représentait une opportunité extrêmement importante de renforcer les liens entre les deux pays et d’accroître leurs liens commerciaux», a-t-il soutenu.

Au total, 11 élus libéraux ont accompagné le premier ministre pour cette visite aux États-Unis.

La «délégation officielle» était composée des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Environnement, du Commerce international et des Pêches.

Cinq autres ministres – Développement international, Sécurité publique, Justice, Patrimoine canadien et Innovation – ainsi que la secrétaire parlementaire de Justin Trudeau étaient également du voyage.

«La délégation officielle faisait partie du programme intégré du premier ministre. Les autres ont participé à certaines parties du programme, mais tout ça était principalement organisé par leur bureau», a expliqué M. Ahmad.

La Presse Canadienne