Charest nie avoir fait du lobbying pour TransCanada

Publié le 10 mars 2016

L'ancien premier ministre du Québec Jean Charest.

©La Presse Canadienne

QUÉBEC. L'ex-premier ministre Jean Charest nie avoir sollicité une rencontre entre les dirigeants de TransCanada, promoteur du projet d'oléoduc Énergie Est, et le cabinet du premier ministre Justin Trudeau, et ce, même si le bureau de M. Trudeau a confirmé le contraire.

Dans une courte mêlée de presse à Québec, mercredi, M. Charest a reconnu avoir placé un appel au cabinet Trudeau et avoir abordé le dossier TransCanada, mais s'est défendu d'avoir sollicité une rencontre et a insisté pour dire qu'il ne travaillait plus pour TransCanada au moment de l'appel.

«J'ai eu une communication. (TransCanada) n'était pas le sujet. Ç'a été soulevé, mais ce n'était pas ça le sujet», a-t-il dit.

À la question: «Avez-vous sollicité une rencontre avec des gens de TransCanada?», M. Charest a répondu: «Non.»

Or, le cabinet du premier ministre a confirmé au Globe and Mail la semaine dernière qu'au cours d'une conversation sur différents sujets avec Gerald Butts, secrétaire principal de Justin Trudeau, M. Charest avait évoqué la possibilité d'organiser une telle rencontre.

M. Butts aurait alors clairement indiqué à M. Charest qu'il serait prêt à envisager une rencontre avec les dirigeants de TransCanada si la requête respectait les règles en matière de lobbyisme, ce qui n'était pas le cas à ce moment puisque M. Charest n'est pas inscrit au registre des lobbyistes.

L'ex-premier ministre a ajouté qu'il n'avait eu aucun contact avec le commissaire au lobbying, mais qu'il était «prêt à répondre à toutes les questions».

M. Charest a précisé qu'il avait travaillé comme «conseiller stratégique» pour TransCanada – jamais comme lobbyiste – et que son mandat pour la compagnie pétrolière était terminé au moment de l'appel.

«C'est une histoire qui, tant qu'à moi, n'est pas une histoire très significative. Il n'y a pas eu de lobbying, je ne travaillais pas pour TransCanada, fin de l'histoire.»

Jean Charest a été intercepté par des journalistes dans un hôtel de Québec alors qu'il était conférencier invité à un colloque sur le Partenariat Trans-Pacifique organisé par l'Institut des Hautes études internationales de l'Université Laval.

La Presse Canadienne

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L'ancien premier ministre du Québec Jean Charest.

©La Presse Canadienne


QUÉBEC. L'ex-premier ministre Jean Charest nie avoir sollicité une rencontre entre les dirigeants de TransCanada, promoteur du projet d'oléoduc Énergie Est, et le cabinet du premier ministre Justin Trudeau, et ce, même si le bureau de M. Trudeau a confirmé le contraire.

Dans une courte mêlée de presse à Québec, mercredi, M. Charest a reconnu avoir placé un appel au cabinet Trudeau et avoir abordé le dossier TransCanada, mais s'est défendu d'avoir sollicité une rencontre et a insisté pour dire qu'il ne travaillait plus pour TransCanada au moment de l'appel.

«J'ai eu une communication. (TransCanada) n'était pas le sujet. Ç'a été soulevé, mais ce n'était pas ça le sujet», a-t-il dit.

À la question: «Avez-vous sollicité une rencontre avec des gens de TransCanada?», M. Charest a répondu: «Non.»

Or, le cabinet du premier ministre a confirmé au Globe and Mail la semaine dernière qu'au cours d'une conversation sur différents sujets avec Gerald Butts, secrétaire principal de Justin Trudeau, M. Charest avait évoqué la possibilité d'organiser une telle rencontre.

M. Butts aurait alors clairement indiqué à M. Charest qu'il serait prêt à envisager une rencontre avec les dirigeants de TransCanada si la requête respectait les règles en matière de lobbyisme, ce qui n'était pas le cas à ce moment puisque M. Charest n'est pas inscrit au registre des lobbyistes.

L'ex-premier ministre a ajouté qu'il n'avait eu aucun contact avec le commissaire au lobbying, mais qu'il était «prêt à répondre à toutes les questions».

M. Charest a précisé qu'il avait travaillé comme «conseiller stratégique» pour TransCanada – jamais comme lobbyiste – et que son mandat pour la compagnie pétrolière était terminé au moment de l'appel.

«C'est une histoire qui, tant qu'à moi, n'est pas une histoire très significative. Il n'y a pas eu de lobbying, je ne travaillais pas pour TransCanada, fin de l'histoire.»

Jean Charest a été intercepté par des journalistes dans un hôtel de Québec alors qu'il était conférencier invité à un colloque sur le Partenariat Trans-Pacifique organisé par l'Institut des Hautes études internationales de l'Université Laval.

La Presse Canadienne