Le Canada mettra fin aux frappes aériennes d’ici le 22 février

Publié le 8 février 2016

Justin Trudeau a fait cette annonce en compagnie du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, de la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, et du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

©La Presse Canadienne

OTTAWA. Le Canada cessera de larguer des bombes en Irak et en Syrie d'ici deux semaines, mais misera davantage sur la formation des forces locales – un changement de mission qui sera plus coûteux pour les contribuables et plus risqué pour les troupes canadiennes.

Le premier ministre Justin Trudeau a dévoilé lundi matin en conférence de presse à Ottawa son plan pour lutter contre le groupe armé État islamique. Il mettra fin aux frappes aériennes en Irak et en Syrie au plus tard le 22 février et est prêt à prolonger, sous d'autres formes, son engagement militaire jusqu'au 31 mars 2017.

Le gouvernement du Canada gardera sur place l'appareil de ravitaillement (CC-150 Polaris) et les deux appareils de surveillance aérienne (CP-140 Aurora), mais les six CF-18 rentreront au pays. Le nombre de militaires déployés sur le terrain passera par ailleurs de 650 à 830, avec notamment l'ajout de spécialistes du renseignement et de personnel médical. L'objectif: «former, conseiller et autonomiser les forces de sécurité locales».

«Cette mission coûtera plus cher que la précédente», a signalé M. Trudeau. Au total, Ottawa consacrera plus de 1,6 milliard $ sur trois ans pour la sécurité, la stabilisation, l'aide humanitaire et l'aide au développement dans la région.

L'aide financière et militaire du Canada s'étendra par ailleurs en Jordanie et au Liban afin, selon Ottawa, «d'éviter la propagation de l'extrémisme violent».

Les opérations de frappes aériennes peuvent être utiles, surtout à court terme, mais elles ne parviennent pas à elles seules à permettre la «stabilité à long terme pour les communautés locales», a insisté M. Trudeau.

Cette nouvelle mission sera également plus dangereuse que la précédente. Le chef d'état-major des Forces armées canadiennes, Jonathan Vance, a affirmé que le rôle de formateur consiste parfois à se battre contre un ennemi actif. «Des morts et des blessés sont possibles», a concédé le général.

M. Trudeau a fait cette annonce en compagnie du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, de la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, et du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion (photo).

Le premier ministre a indiqué que la nouvelle mouture de la mission fera l'objet d'un débat à la reprise des travaux parlementaires, la semaine prochaine.

En campagne électorale, le chef libéral avait promis de ramener au pays les six chasseurs CF-18. Selon la chef de l'opposition officielle, Rona Ambrose, M. Trudeau aurait dû prendre en compte l'évolution de la situation dans la région depuis et revenir sur cette promesse.

«Il est extrêmement irresponsable pour le gouvernement de non seulement réduire la contribution du Canada, mais de le faire à des fins politiques», a-t-elle déploré dans un communiqué. Selon elle, la fin de la mission de combat constitue un «pas en arrière pour le Canada».

La Presse Canadienne

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Publié le 8 février 2016

Justin Trudeau a fait cette annonce en compagnie du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, de la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, et du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

©La Presse Canadienne


OTTAWA. Le Canada cessera de larguer des bombes en Irak et en Syrie d'ici deux semaines, mais misera davantage sur la formation des forces locales – un changement de mission qui sera plus coûteux pour les contribuables et plus risqué pour les troupes canadiennes.

Le premier ministre Justin Trudeau a dévoilé lundi matin en conférence de presse à Ottawa son plan pour lutter contre le groupe armé État islamique. Il mettra fin aux frappes aériennes en Irak et en Syrie au plus tard le 22 février et est prêt à prolonger, sous d'autres formes, son engagement militaire jusqu'au 31 mars 2017.

Le gouvernement du Canada gardera sur place l'appareil de ravitaillement (CC-150 Polaris) et les deux appareils de surveillance aérienne (CP-140 Aurora), mais les six CF-18 rentreront au pays. Le nombre de militaires déployés sur le terrain passera par ailleurs de 650 à 830, avec notamment l'ajout de spécialistes du renseignement et de personnel médical. L'objectif: «former, conseiller et autonomiser les forces de sécurité locales».

«Cette mission coûtera plus cher que la précédente», a signalé M. Trudeau. Au total, Ottawa consacrera plus de 1,6 milliard $ sur trois ans pour la sécurité, la stabilisation, l'aide humanitaire et l'aide au développement dans la région.

L'aide financière et militaire du Canada s'étendra par ailleurs en Jordanie et au Liban afin, selon Ottawa, «d'éviter la propagation de l'extrémisme violent».

Les opérations de frappes aériennes peuvent être utiles, surtout à court terme, mais elles ne parviennent pas à elles seules à permettre la «stabilité à long terme pour les communautés locales», a insisté M. Trudeau.

Cette nouvelle mission sera également plus dangereuse que la précédente. Le chef d'état-major des Forces armées canadiennes, Jonathan Vance, a affirmé que le rôle de formateur consiste parfois à se battre contre un ennemi actif. «Des morts et des blessés sont possibles», a concédé le général.

M. Trudeau a fait cette annonce en compagnie du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, de la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, et du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion (photo).

Le premier ministre a indiqué que la nouvelle mouture de la mission fera l'objet d'un débat à la reprise des travaux parlementaires, la semaine prochaine.

En campagne électorale, le chef libéral avait promis de ramener au pays les six chasseurs CF-18. Selon la chef de l'opposition officielle, Rona Ambrose, M. Trudeau aurait dû prendre en compte l'évolution de la situation dans la région depuis et revenir sur cette promesse.

«Il est extrêmement irresponsable pour le gouvernement de non seulement réduire la contribution du Canada, mais de le faire à des fins politiques», a-t-elle déploré dans un communiqué. Selon elle, la fin de la mission de combat constitue un «pas en arrière pour le Canada».

La Presse Canadienne