Industrie du taxi: Daoust invite Uber à respecter les lois

Publié le 19 février 2016

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a mis en doute la crédibilité d’Uber.

©La Presse Canadienne

QUÉBEC. Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a invité Uber à commencer par respecter les lois québécoises avant de réclamer des modifications qui servent ses intérêts.

M. Daoust a affirmé que l’entreprise a une attitude inacceptable en s’acharnant à contourner les lois malgré les saisies de voiture de chauffeur qui utilisent son application pour transporter des clients.

À l’occasion d’une commission parlementaire qui se penche sur l’impact d’Uber sur l’industrie du taxi, M. Daoust a rappelé jeudi que l’entreprise fournit des voitures aux chauffeurs qui se font saisir la leur en plus de contester les amendes qui sont imposées.

«Votre notion de covoiturage, avec la façon dont vous l’opérez, ce n’est pas du covoiturage, c’est du taxi dans notre juridiction, ça fait mille fois qu’on saisit vos automobiles et vous vous acharnez à dire: moi tant que la loi ne fait pas mon affaire, je ne l’écoute pas, a-t-il dit. Alors ce que vous faites, c’est que vous ne cherchez pas une solution, vous cherchez une confrontation et vous risquez de l’avoir.»

Alors que les députés devront ensuite décider si des modifications législatives sont nécessaires, M. Daoust a mis en doute la crédibilité d’Uber. «Si vous voulez travailler à établir une réglementation, on va commencer par respecter celle qui existe et après ça s’il y a lieu de la modifier, on le fera ensemble. Le Parlement, ça existe pour ça.»

Le directeur général d'Uber au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, qui a essuyé un feu nourri du gouvernement et de l'opposition, a affirmé que cette demande, formulée par le ministre Daoust, est impossible à satisfaire. «Non, on ne cessera pas nos services, notre responsabilité c'est de continuer à servir la population du Québec», a-t-il dit dans un point de presse.

Plus tôt jeudi, M. Daoust a par ailleurs déclaré qu'il aimerait récupérer les revenus fiscaux générés jusqu'ici par le travail des chauffeurs qui utilisent l'application au Québec.

Le ministre a fait référence à des chiffres sur le nombre mensuel de transports, déjà avancés par l'entreprise, pour conclure que ces renseignements seraient utiles à la taxation. «Quand on parle de 300 000 transactions, c'est beaucoup d'argent qui devrait être taxé ou imposé», a-t-il dit.

Uber se dit victime d'intimidation

L'entreprise de transport Uber a rencontré la presse, jeudi à Montréal, afin de faire une démonstration de sa popularité. Son directeur général, Jean-Nicolas Guillemette, s'est présenté avec des boîtes de carton, affirmant qu'une pétition en faveur d'Uber avait recueilli 50 000 noms, preuve d'un appui populaire, selon lui.

Uber avait annoncé «un ralliement de centaines de sympathisants d'Uber» à Montréal, mais ils étaient environ 100 à participer à l'événement, sous haute surveillance, en présence de gardes du corps.

Interrogé à ce sujet en conférence de presse, M. Guillemette a affirmé avoir dû agir ainsi à cause de menaces qu'il aurait personnellement reçues et d' «intimidation» faite à son endroit et à l'endroit des chauffeurs d'Uber «quotidiennement».

La Presse Canadienne

En manchette

La Rive-Sud perd son titre de championne par 70 points

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Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a mis en doute la crédibilité d’Uber.

©La Presse Canadienne


QUÉBEC. Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a invité Uber à commencer par respecter les lois québécoises avant de réclamer des modifications qui servent ses intérêts.

M. Daoust a affirmé que l’entreprise a une attitude inacceptable en s’acharnant à contourner les lois malgré les saisies de voiture de chauffeur qui utilisent son application pour transporter des clients.

À l’occasion d’une commission parlementaire qui se penche sur l’impact d’Uber sur l’industrie du taxi, M. Daoust a rappelé jeudi que l’entreprise fournit des voitures aux chauffeurs qui se font saisir la leur en plus de contester les amendes qui sont imposées.

«Votre notion de covoiturage, avec la façon dont vous l’opérez, ce n’est pas du covoiturage, c’est du taxi dans notre juridiction, ça fait mille fois qu’on saisit vos automobiles et vous vous acharnez à dire: moi tant que la loi ne fait pas mon affaire, je ne l’écoute pas, a-t-il dit. Alors ce que vous faites, c’est que vous ne cherchez pas une solution, vous cherchez une confrontation et vous risquez de l’avoir.»

Alors que les députés devront ensuite décider si des modifications législatives sont nécessaires, M. Daoust a mis en doute la crédibilité d’Uber. «Si vous voulez travailler à établir une réglementation, on va commencer par respecter celle qui existe et après ça s’il y a lieu de la modifier, on le fera ensemble. Le Parlement, ça existe pour ça.»

Le directeur général d'Uber au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, qui a essuyé un feu nourri du gouvernement et de l'opposition, a affirmé que cette demande, formulée par le ministre Daoust, est impossible à satisfaire. «Non, on ne cessera pas nos services, notre responsabilité c'est de continuer à servir la population du Québec», a-t-il dit dans un point de presse.

Plus tôt jeudi, M. Daoust a par ailleurs déclaré qu'il aimerait récupérer les revenus fiscaux générés jusqu'ici par le travail des chauffeurs qui utilisent l'application au Québec.

Le ministre a fait référence à des chiffres sur le nombre mensuel de transports, déjà avancés par l'entreprise, pour conclure que ces renseignements seraient utiles à la taxation. «Quand on parle de 300 000 transactions, c'est beaucoup d'argent qui devrait être taxé ou imposé», a-t-il dit.

Uber se dit victime d'intimidation

L'entreprise de transport Uber a rencontré la presse, jeudi à Montréal, afin de faire une démonstration de sa popularité. Son directeur général, Jean-Nicolas Guillemette, s'est présenté avec des boîtes de carton, affirmant qu'une pétition en faveur d'Uber avait recueilli 50 000 noms, preuve d'un appui populaire, selon lui.

Uber avait annoncé «un ralliement de centaines de sympathisants d'Uber» à Montréal, mais ils étaient environ 100 à participer à l'événement, sous haute surveillance, en présence de gardes du corps.

Interrogé à ce sujet en conférence de presse, M. Guillemette a affirmé avoir dû agir ainsi à cause de menaces qu'il aurait personnellement reçues et d' «intimidation» faite à son endroit et à l'endroit des chauffeurs d'Uber «quotidiennement».

La Presse Canadienne