Nouveau programme de prévention contre l’exploitation sexuelle

Diane Hameury diane.hameury@tc.tc Publié le 16 février 2016

Lors de l'annonce, les ministres étaient accompagnés de Danièle Dulude, présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, du maire Marc Demers et du chef du Service de police de Laval, Pierre Brochet.

©TC Media – Vincent Graton

SOCIÉTÉ. Québec annonce un nouveau programme dans le cadre de la lutte contre l’exploitation sexuelle des jeunes et, de manière plus générale, contre les divers phénomènes pouvant mettre à risque la sécurité des jeunes.

Laval sera la première municipalité à profiter de ce programme intitulé «Prévention jeunesse».

L'annonce a été faite mardi matin, à la Maison de Quartier Vimont, par Martin Coiteux, ministre de la Sécurité, Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, et Francine Charbonneau, ministre de la région de Laval.

Un comité multisectoriel sera mis en place et formé de deux policiers, un intervenant juridique du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels, un intervenant social, un agent de liaison, des représentants d'organismes communautaires et un coordonnateur. Cette équipe viendra faciliter l'échange d'information et renforcer la capacité de mobilisation entre les intervenants locaux.

«C'est un tournant et un virage préventif, un élément-clé, a expliqué M. Coiteux. La coordination locale permettra une meilleure efficacité d'intervention en amont [avec les jeunes filles à risque]. La situation était assez préoccupante pour que le gouvernement déploie des mesures additionnelles», a ajouté le ministre, en référence aux fugues enregistrées durant les dernières semaines au Centre jeunesse de Laval.

Enveloppe de 3 M$

Le gouvernement Couillard injectera 3 M$ au total dans ce programme, soit un montant de 625 000$ annuellement.

Le comité devrait se mettre au boulot très prochainement, l'agent de liaison étant déjà choisi. Son identité devrait être connue dans les prochains jours.

«On devra embaucher un coordonnateur, qui viendra probablement du milieu communautaire, a mentionné Danièle Dulude, présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, visiblement heureuse de l'annonce. C'est un projet novateur et une valeur ajoutée énorme et extraordinaire [à ce qui se fait sur le territoire]», a-t-elle également indiqué, insistant sur l'importance de partager des informations en temps réel.

Le porte-parole péquiste en matière de protection de la jeunesse, Jean-François Lisée, a réagi en dénonçant la timidité de cet effort, qualifiant l’investissement de 625 000$ par année de minime.

«Ils ont coupé 21,1 M$ dans le système et aujourd’hui, ils annoncent 625 000$ par an pour cinq ans, a-t-il déclaré. On est loin du compte. Et il a fallu, pour ce réinvestissement bienvenu, mais minime, une crise majeure, deux semaines de médiatisation importante.»

Quatre autres municipalités

Les millions de dollars serviront aussi à quatre autres municipalités, qui peuvent dès maintenant proposer un projet au ministère de la Justice, a précisé le ministre Coiteux.

Ce dernier a également souligné que toutes les actions posées en lien avec la lutte contre l'exploitation sexuelle des jeunes filles «viendront s'arrimer» à un plan plus global sur lequel planchent actuellement plusieurs ministères.

Avec La Presse Canadienne

Nouveau programme de prévention contre l’exploitation sexuelle

Diane Hameury diane.hameury@tc.tc Publié le 16 février 2016

Lors de l'annonce, les ministres étaient accompagnés de Danièle Dulude, présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, du maire Marc Demers et du chef du Service de police de Laval, Pierre Brochet.

©TC Media – Vincent Graton


SOCIÉTÉ. Québec annonce un nouveau programme dans le cadre de la lutte contre l’exploitation sexuelle des jeunes et, de manière plus générale, contre les divers phénomènes pouvant mettre à risque la sécurité des jeunes.

Laval sera la première municipalité à profiter de ce programme intitulé «Prévention jeunesse».

L'annonce a été faite mardi matin, à la Maison de Quartier Vimont, par Martin Coiteux, ministre de la Sécurité, Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, et Francine Charbonneau, ministre de la région de Laval.

Un comité multisectoriel sera mis en place et formé de deux policiers, un intervenant juridique du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels, un intervenant social, un agent de liaison, des représentants d'organismes communautaires et un coordonnateur. Cette équipe viendra faciliter l'échange d'information et renforcer la capacité de mobilisation entre les intervenants locaux.

«C'est un tournant et un virage préventif, un élément-clé, a expliqué M. Coiteux. La coordination locale permettra une meilleure efficacité d'intervention en amont [avec les jeunes filles à risque]. La situation était assez préoccupante pour que le gouvernement déploie des mesures additionnelles», a ajouté le ministre, en référence aux fugues enregistrées durant les dernières semaines au Centre jeunesse de Laval.

Enveloppe de 3 M$

Le gouvernement Couillard injectera 3 M$ au total dans ce programme, soit un montant de 625 000$ annuellement.

Le comité devrait se mettre au boulot très prochainement, l'agent de liaison étant déjà choisi. Son identité devrait être connue dans les prochains jours.

«On devra embaucher un coordonnateur, qui viendra probablement du milieu communautaire, a mentionné Danièle Dulude, présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, visiblement heureuse de l'annonce. C'est un projet novateur et une valeur ajoutée énorme et extraordinaire [à ce qui se fait sur le territoire]», a-t-elle également indiqué, insistant sur l'importance de partager des informations en temps réel.

Le porte-parole péquiste en matière de protection de la jeunesse, Jean-François Lisée, a réagi en dénonçant la timidité de cet effort, qualifiant l’investissement de 625 000$ par année de minime.

«Ils ont coupé 21,1 M$ dans le système et aujourd’hui, ils annoncent 625 000$ par an pour cinq ans, a-t-il déclaré. On est loin du compte. Et il a fallu, pour ce réinvestissement bienvenu, mais minime, une crise majeure, deux semaines de médiatisation importante.»

Quatre autres municipalités

Les millions de dollars serviront aussi à quatre autres municipalités, qui peuvent dès maintenant proposer un projet au ministère de la Justice, a précisé le ministre Coiteux.

Ce dernier a également souligné que toutes les actions posées en lien avec la lutte contre l'exploitation sexuelle des jeunes filles «viendront s'arrimer» à un plan plus global sur lequel planchent actuellement plusieurs ministères.

Avec La Presse Canadienne