Marijuana: Québec corrige le tir après les propos de Leitao

Publié le 12 février 2016

©La Presse Canadienne

QUÉBEC. Le gouvernement Couillard corrige le tir sur la vente et la distribution de la marijuana.

Jeudi, le ministre des Finances, Carlos Leitao, avait fait savoir que le Québec n'avait pas l'intention de prendre en charge la commercialisation de cette drogue une fois légalisée, même si Ottawa s'attend à un partenariat avec les provinces. Quant à savoir sur quel réseau de distribution pourrait alors compter le fédéral, M. Leitao avait tout simplement répondu: «Qu'il s'arrange.»

Mais en fin de journée, M. Leitao a senti le besoin de nuancer ses propos. Sur sa page Facebook, le ministre a fait marche arrière en laissant entendre qu'il s'était mouillé trop vite: «Le choix des modalités de distribution au Québec est donc un débat très prématuré.»

Il a expliqué qu'il faudra d'abord franchir plusieurs étapes avant d'en arriver là et qu'il faut faire les choses dans l'ordre. Mais M. Leitao a cette fois pris le soin d'ouvrir la porte à un dialogue avec Ottawa.

«Dans un premier temps, le gouvernement fédéral devra légiférer afin de légaliser la marijuana et en clarifier son encadrement, a-t-il écrit. C'est un dossier complexe et un processus qui pourrait prendre un certain temps. Nous verrons, une fois ces étapes franchies, comment le Québec choisira d'encadrer le commerce et la distribution. Le comment: nous aurons certainement le temps d'avoir des échanges avec le fédéral et les provinces à ce sujet.»

Il a terminé en précisant que «les choix se feront par le gouvernement du Québec».

Le ministre des Finances a décliné la demande d'entrevue de La Presse Canadienne vendredi. Sa porte-parole, Audrey Cloutier, a indiqué qu'il avait apporté des précisions, mais qu'il n'allait faire aucun autre commentaire.

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a fait de la légalisation de la marijuana un de ses engagements électoraux l'automne dernier. C'est un engagement qui a particulièrement marqué les esprits, puisqu'il mettrait fin à des décennies de répression.

M. Trudeau avait suggéré un partenariat du fédéral avec les provinces, qui auraient notamment à réglementer la distribution, une fois que la drogue sera légalisée. Le syndicat des employés de la Société des alcools du Québec (SAQ) voyait même d'un bon oeil la possibilité de lancer la société d'État dans ce marché potentiel.

Et jeudi, Justin Trudeau avait esquivé les réticences du Québec en jouant la politique de la main tendue face aux provinces et aux municipalités. «Il y a un certain nombre de choses que le gouvernement peut et doit faire, mais pour la distribution et la vente, on s'attend à travailler avec les provinces et les municipalités, pour s'ajuster de façon à s'aligner avec leurs priorités.»

La Presse Canadienne

En manchette

Des entraîneurs de grande classe

OPINION. Ce ne sont pas tous les entraîneurs qui ont mon respect. J’en ai vu des vertes et des pas mûres en trois Jeux du Québec. J’en ai entendu des pas pires aussi. Mais je dois lever mon chapeau à Marc Jussaume et à Laurie Champagne-Généreux, les entraîneurs de l’équipe féminine de volleyball de Richelieu-Yamaska.

Sept Julievillois grimpent sur le podium

Plusieurs athlètes de Sainte-Julie sont montés sur le podium sous la bannière de la délégation de la Rive-Sud lors du premier bloc des Jeux du Québec de Montréal qui s’est déroulé du 18 au 21 juillet.

Marijuana: Québec corrige le tir après les propos de Leitao

Publié le 12 février 2016

©La Presse Canadienne


QUÉBEC. Le gouvernement Couillard corrige le tir sur la vente et la distribution de la marijuana.

Jeudi, le ministre des Finances, Carlos Leitao, avait fait savoir que le Québec n'avait pas l'intention de prendre en charge la commercialisation de cette drogue une fois légalisée, même si Ottawa s'attend à un partenariat avec les provinces. Quant à savoir sur quel réseau de distribution pourrait alors compter le fédéral, M. Leitao avait tout simplement répondu: «Qu'il s'arrange.»

Mais en fin de journée, M. Leitao a senti le besoin de nuancer ses propos. Sur sa page Facebook, le ministre a fait marche arrière en laissant entendre qu'il s'était mouillé trop vite: «Le choix des modalités de distribution au Québec est donc un débat très prématuré.»

Il a expliqué qu'il faudra d'abord franchir plusieurs étapes avant d'en arriver là et qu'il faut faire les choses dans l'ordre. Mais M. Leitao a cette fois pris le soin d'ouvrir la porte à un dialogue avec Ottawa.

«Dans un premier temps, le gouvernement fédéral devra légiférer afin de légaliser la marijuana et en clarifier son encadrement, a-t-il écrit. C'est un dossier complexe et un processus qui pourrait prendre un certain temps. Nous verrons, une fois ces étapes franchies, comment le Québec choisira d'encadrer le commerce et la distribution. Le comment: nous aurons certainement le temps d'avoir des échanges avec le fédéral et les provinces à ce sujet.»

Il a terminé en précisant que «les choix se feront par le gouvernement du Québec».

Le ministre des Finances a décliné la demande d'entrevue de La Presse Canadienne vendredi. Sa porte-parole, Audrey Cloutier, a indiqué qu'il avait apporté des précisions, mais qu'il n'allait faire aucun autre commentaire.

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a fait de la légalisation de la marijuana un de ses engagements électoraux l'automne dernier. C'est un engagement qui a particulièrement marqué les esprits, puisqu'il mettrait fin à des décennies de répression.

M. Trudeau avait suggéré un partenariat du fédéral avec les provinces, qui auraient notamment à réglementer la distribution, une fois que la drogue sera légalisée. Le syndicat des employés de la Société des alcools du Québec (SAQ) voyait même d'un bon oeil la possibilité de lancer la société d'État dans ce marché potentiel.

Et jeudi, Justin Trudeau avait esquivé les réticences du Québec en jouant la politique de la main tendue face aux provinces et aux municipalités. «Il y a un certain nombre de choses que le gouvernement peut et doit faire, mais pour la distribution et la vente, on s'attend à travailler avec les provinces et les municipalités, pour s'ajuster de façon à s'aligner avec leurs priorités.»

La Presse Canadienne