Institut sur la souveraineté: PKP paie de sa poche pour un chasseur de têtes

Publié le 11 février 2016

Le chef du Parti québécois Pierre-Karl Peladeau.

© La Presse Canadienne

POLITIQUE. Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a déclaré jeudi qu'il paie de sa poche le mandat d'un chasseur de têtes qui doit recruter un directeur pour son projet d'institut de la souveraineté.

M. Péladeau a confirmé qu'il est à l'origine de ce contrat qui permettra de trouver le responsable de cet organisme, au coeur de la stratégie du chef péquiste.

«Je suis à l'origine, donc, de cette idée de la création de l'institut et c'est moi qui défraie les coûts», a-t-il dit en conférence de presse.

Malgré le fait qu'il assume les dépenses, M. Péladeau a répété que l'institut sera indépendant du Parti québécois. «Ce n'est pas le Parti québécois. L'institut est indépendant du Parti québécois.»

Le cabinet de M. Péladeau a refusé de divulguer la valeur du contrat pour retenir les services du chasseur de têtes.

L'échéancier pour la création de l'institut, dont le mandat sera de produire des études sur les avantages de l'indépendance du Québec, n'a pas été précisé par M. Péladeau.

«Il y a un chasseur de têtes qui a été, donc, mandaté pour trouver la direction générale, a-t-il dit. Je l'ai dit et puis j'ai pris les mesures appropriées. Le processus suit son cours et lorsque l'institut sera créé, il annoncera sa création et les modalités de son fonctionnement.»

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a estimé qu'il sera difficile, pour le Directeur général des élections (DGE), de ne pas constater une convergence d'intérêts entre M. Péladeau et l'institut.

«Laissons le DGE vérifier l'ensemble du dossier, pour l'instant les éléments que nous avons, c'est que le chef du PQ dit qu'il veut un institut, le chef du PQ détermine les critères de sélection. C'est assez difficile, je ne peux pas tirer une conclusion finale, je ne voudrais pas être poursuivi, mais ce sera difficile de ne pas voir une convergence.»

Le mois dernier, M. Péladeau avait menacé de poursuivre des représentants de la Coalition avenir Québec qui avaient mis en doute la légalité du financement de l'institut, une intention qui ne s'est pas concrétisée à ce jour.

Le chef de la Coalition avenir Québec a affirmé jeudi que PKP doit préciser s'il s'agit d'un prêt de sa part ou d'un financement. François Legault a estimé que cette situation illustre les questions qui se posent sur les liens entre le PQ, l'institut projeté et les règles de financement.

«Est-ce que le chef du Parti québécois peut financer plus que 100$ dans un organisme qui fait la promotion de l'Article 1 du PQ?»

La Presse Canadienne

Institut sur la souveraineté: PKP paie de sa poche pour un chasseur de têtes

Publié le 11 février 2016

Le chef du Parti québécois Pierre-Karl Peladeau.

© La Presse Canadienne


POLITIQUE. Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a déclaré jeudi qu'il paie de sa poche le mandat d'un chasseur de têtes qui doit recruter un directeur pour son projet d'institut de la souveraineté.

M. Péladeau a confirmé qu'il est à l'origine de ce contrat qui permettra de trouver le responsable de cet organisme, au coeur de la stratégie du chef péquiste.

«Je suis à l'origine, donc, de cette idée de la création de l'institut et c'est moi qui défraie les coûts», a-t-il dit en conférence de presse.

Malgré le fait qu'il assume les dépenses, M. Péladeau a répété que l'institut sera indépendant du Parti québécois. «Ce n'est pas le Parti québécois. L'institut est indépendant du Parti québécois.»

Le cabinet de M. Péladeau a refusé de divulguer la valeur du contrat pour retenir les services du chasseur de têtes.

L'échéancier pour la création de l'institut, dont le mandat sera de produire des études sur les avantages de l'indépendance du Québec, n'a pas été précisé par M. Péladeau.

«Il y a un chasseur de têtes qui a été, donc, mandaté pour trouver la direction générale, a-t-il dit. Je l'ai dit et puis j'ai pris les mesures appropriées. Le processus suit son cours et lorsque l'institut sera créé, il annoncera sa création et les modalités de son fonctionnement.»

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a estimé qu'il sera difficile, pour le Directeur général des élections (DGE), de ne pas constater une convergence d'intérêts entre M. Péladeau et l'institut.

«Laissons le DGE vérifier l'ensemble du dossier, pour l'instant les éléments que nous avons, c'est que le chef du PQ dit qu'il veut un institut, le chef du PQ détermine les critères de sélection. C'est assez difficile, je ne peux pas tirer une conclusion finale, je ne voudrais pas être poursuivi, mais ce sera difficile de ne pas voir une convergence.»

Le mois dernier, M. Péladeau avait menacé de poursuivre des représentants de la Coalition avenir Québec qui avaient mis en doute la légalité du financement de l'institut, une intention qui ne s'est pas concrétisée à ce jour.

Le chef de la Coalition avenir Québec a affirmé jeudi que PKP doit préciser s'il s'agit d'un prêt de sa part ou d'un financement. François Legault a estimé que cette situation illustre les questions qui se posent sur les liens entre le PQ, l'institut projeté et les règles de financement.

«Est-ce que le chef du Parti québécois peut financer plus que 100$ dans un organisme qui fait la promotion de l'Article 1 du PQ?»

La Presse Canadienne