Réfugiés: le Québec n'a pas atteint son objectif

Publié le 12 janvier 2016

En compagnie de son collègue de l’Éducation, François Blais, la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, s’est rendue dans un centre de francisation des réfugiés au cégep de Sainte-Foy, mardi matin, pour rencontrer des familles arrivées dernièrement à Québec, de même que les organismes qui les parrainent.

©La Presse Canadienne

QUÉBEC. Le Québec n’a pas réussi à atteindre l’objectif qu’il s’était fixé, soit d’accueillir 3650 réfugiés syriens avant la fin de 2015.

À ce jour, quelque 2800 réfugiés syriens ont posé le pied au Québec, soit environ 75% de l’objectif.

Québec avait même envisagé d'en recevoir jusqu’à 5700 avant Noël, si Ottawa allait de l’avant avec son projet d’ouvrir les portes à 25 000 réfugiés en un temps record avant la fin de 2015. L’échéance fédérale a finalement été reportée à la fin du mois de février.

La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, était quand même enchantée, mardi, de constater le travail accompli au cours des derniers mois.

Au total, le Québec veut avoir accueilli 7300 réfugiés syriens, au terme de la période 2015−2016.

D’ici la fin du mois de février, la cadence va s’accélérer, a promis la ministre Weil lors d’une mêlée de presse. «Il y a des vols continuels jusqu’à la fin février au moins. Nous, on a reçu la liste, donc autant à Montréal qu’à Toronto, des gens destinés pour le Québec et pour le reste du Canada» vont bientôt arriver au pays, a commenté la ministre.

En compagnie de son collègue de l’Éducation, François Blais, Mme Weil (photo) s’est rendue dans un centre de francisation des réfugiés au cégep de Sainte-Foy, mardi matin, pour rencontrer des familles arrivées dernièrement à Québec, de même que les organismes qui les parrainent.

Les ministres n’ont procédé à aucune annonce à cette occasion.

Les réfugiés présentement au Québec sont parrainés par des familles ou des organismes, comme le Centre multiethnique de Québec. Ceux qui seront parrainés par l’État viendront par la suite. Ces dossiers relèvent du gouvernement fédéral.

«On voit une vraie volonté, une mobilisation» dans ce dossier depuis l’élection du gouvernement Trudeau, constate Mme Weil. Les discussions étaient plus difficiles avec l’ancien gouvernement conservateur.

L’actuel gouvernement fédéral vise à ouvrir les portes du Canada à 25 000 réfugiés syriens à très court terme. Si un effort additionnel est demandé au Québec (en sus des 7300 prévus d’ici la fin de 2016), le gouvernement Couillard se montre disposé à examiner cette possibilité.

En matière de francisation, le but du gouvernement est de répondre à la demande, a rappelé Mme Weil. «L’offre sera là pour nous assurer que toutes ces personnes puissent rapidement apprendre la langue et soient inscrites à des cours à temps plein» de français, a-t-elle dit.

Si les enfants ont l’obligation légale d’aller à l’école en français, ce n’est pas le cas pour les adultes, qui peuvent choisir de s’intégrer au pays au français ou en anglais. Mais selon la ministre, environ 85% des réfugiés optent cependant pour le français.

Pour ce qui est des jeunes enfants de moins de cinq ans, ils devraient pouvoir trouver une place dans une garderie familiale, si nécessaire.

Interpellée à ce propos, la directrice générale du Conseil québécois des services de garde éducatifs à l’enfance, Francine Lessard, note qu’il y a peu de demande à court terme pour des services de garde destinés aux petits réfugiés.

Mais s’il y a de la demande, l’offre viendra du côté du milieu familial qui a des places disponibles présentement, a-t-elle indiqué.

La Presse Canadienne

Réfugiés: le Québec n'a pas atteint son objectif

Publié le 12 janvier 2016

En compagnie de son collègue de l’Éducation, François Blais, la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, s’est rendue dans un centre de francisation des réfugiés au cégep de Sainte-Foy, mardi matin, pour rencontrer des familles arrivées dernièrement à Québec, de même que les organismes qui les parrainent.

©La Presse Canadienne


QUÉBEC. Le Québec n’a pas réussi à atteindre l’objectif qu’il s’était fixé, soit d’accueillir 3650 réfugiés syriens avant la fin de 2015.

À ce jour, quelque 2800 réfugiés syriens ont posé le pied au Québec, soit environ 75% de l’objectif.

Québec avait même envisagé d'en recevoir jusqu’à 5700 avant Noël, si Ottawa allait de l’avant avec son projet d’ouvrir les portes à 25 000 réfugiés en un temps record avant la fin de 2015. L’échéance fédérale a finalement été reportée à la fin du mois de février.

La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, était quand même enchantée, mardi, de constater le travail accompli au cours des derniers mois.

Au total, le Québec veut avoir accueilli 7300 réfugiés syriens, au terme de la période 2015−2016.

D’ici la fin du mois de février, la cadence va s’accélérer, a promis la ministre Weil lors d’une mêlée de presse. «Il y a des vols continuels jusqu’à la fin février au moins. Nous, on a reçu la liste, donc autant à Montréal qu’à Toronto, des gens destinés pour le Québec et pour le reste du Canada» vont bientôt arriver au pays, a commenté la ministre.

En compagnie de son collègue de l’Éducation, François Blais, Mme Weil (photo) s’est rendue dans un centre de francisation des réfugiés au cégep de Sainte-Foy, mardi matin, pour rencontrer des familles arrivées dernièrement à Québec, de même que les organismes qui les parrainent.

Les ministres n’ont procédé à aucune annonce à cette occasion.

Les réfugiés présentement au Québec sont parrainés par des familles ou des organismes, comme le Centre multiethnique de Québec. Ceux qui seront parrainés par l’État viendront par la suite. Ces dossiers relèvent du gouvernement fédéral.

«On voit une vraie volonté, une mobilisation» dans ce dossier depuis l’élection du gouvernement Trudeau, constate Mme Weil. Les discussions étaient plus difficiles avec l’ancien gouvernement conservateur.

L’actuel gouvernement fédéral vise à ouvrir les portes du Canada à 25 000 réfugiés syriens à très court terme. Si un effort additionnel est demandé au Québec (en sus des 7300 prévus d’ici la fin de 2016), le gouvernement Couillard se montre disposé à examiner cette possibilité.

En matière de francisation, le but du gouvernement est de répondre à la demande, a rappelé Mme Weil. «L’offre sera là pour nous assurer que toutes ces personnes puissent rapidement apprendre la langue et soient inscrites à des cours à temps plein» de français, a-t-elle dit.

Si les enfants ont l’obligation légale d’aller à l’école en français, ce n’est pas le cas pour les adultes, qui peuvent choisir de s’intégrer au pays au français ou en anglais. Mais selon la ministre, environ 85% des réfugiés optent cependant pour le français.

Pour ce qui est des jeunes enfants de moins de cinq ans, ils devraient pouvoir trouver une place dans une garderie familiale, si nécessaire.

Interpellée à ce propos, la directrice générale du Conseil québécois des services de garde éducatifs à l’enfance, Francine Lessard, note qu’il y a peu de demande à court terme pour des services de garde destinés aux petits réfugiés.

Mais s’il y a de la demande, l’offre viendra du côté du milieu familial qui a des places disponibles présentement, a-t-elle indiqué.

La Presse Canadienne