Procès Turcotte: la poursuite demande au moins 20 ans avant une libération

France Poirier france.poirier@tc.tc Publié le 18 décembre 2015

SAINT-JÉRÔME. Dans ses représentations sur sentence, hier au palais de justice de Saint-Jérôme, Me René Verret, procureur de la Couronne, a demandé au juge André Vincent qu'un minimum de 20 ans d'incarcération avant une possible libération conditionnelle soit imposé à Guy Turcotte, qui a écopé le 6 décembre dernier d'une peine de prison à vie.

Me Verret a plaidé que l'accusé n'avait exprimé aucun remord ou regret par rapport aux gestes qu'il a commis. «Rappelez-vous comment il a témoigné lorsque la défense le questionnait, il pleurait beaucoup et lorsque c'était la poursuite, il changeait dramatiquement.»

Il allègue que tous les rapports déposés par la défense sur l'état de santé de Guy Turcotte ne sont pas d'une grande utilité puisqu'ils représentent le stress vécu après les événements. «Une seule personne est responsable de la mort de ses enfants et c'est lui», a ajouté Me Verret.

Étant donné les circonstances et le degré de responsabilité de l'accusé, la poursuite demande que le délai ne soit pas inférieur à 20 ans, le maximum étant 25 ans avant une demande de libération conditionnelle.

La Défense demande moins de 15 ans

Me Pierre Poupart a plaidé qu'en étant accusé de meurtre au second degré, Guy Turcotte avait écopé d'une peine à perpétuité. «Il écope de la prison à vie dont une partie peut être sous la juridiction des libérations conditionnelles», a expliqué Me Poupart.

Il demande qu'il soit éligible à une libération conditionnelle après moins de 15 ans et plus près de 10 ans. «Il sera en prison toute sa vie, en dedans ou contrôlé. C'est tannant d'entendre dire qu'il n'a pas de remord, de peine. Turcotte est une personne affectée par la mort de ses enfants. Il n'est pas un psychopathe, il est le premier bouleversé que ce soit lui qui ait causé la mort de ses enfants».

À cause de la médiatisation, l'avocat espère qu'il aura un suivi en raison de ses besoins et de son état de santé. «Sa peine se purgera dans des circonstances qui visent un danger perpétuel et quotidien», a conclu Me Poupart.

Le juge a demandé à l'accusé s'il voulait ajouter quelque chose et celui-ci a dit: «Les gens ne peuvent pas comprendre la honte que j'ai et j'ai de la misère à vivre avec ça».

Le juge André Vincent rendra sa sentence le 15 janvier prochain.

En manchette

Avis d'ébullition à Sainte-Julie

SÉCURITÉ. La Ville de Sainte-Julie demande aux citoyens de faire bouillir l'eau pour la fin de semaine. L'avis d'ébullition s'applique à l'ensemble du territoire.

La NBA viable à Montréal?

Le basketball occupe un plus grand espace médiatique ces temps-ci grâce au parcours des Raptors de Toronto en séries de la National Basketball Association (NBA). Cet engouement relance le débat à savoir si Montréal pourrait avoir une franchise viable de la NBA. Il y en a un qui est convaincu, Pascal Jobin, intervenant de choix pour les médias quand vient le temps de commenter l'actualité du basketball. Jobin, qui est également entraîneur de l'équipe masculine du cégep Édouard-Montpetit, sera d'ailleurs analyste pour le tournoi olympique féminin cet été durant les Jeux de Rio.

Procès Turcotte: la poursuite demande au moins 20 ans avant une libération

France Poirier france.poirier@tc.tc Publié le 18 décembre 2015

SAINT-JÉRÔME. Dans ses représentations sur sentence, hier au palais de justice de Saint-Jérôme, Me René Verret, procureur de la Couronne, a demandé au juge André Vincent qu'un minimum de 20 ans d'incarcération avant une possible libération conditionnelle soit imposé à Guy Turcotte, qui a écopé le 6 décembre dernier d'une peine de prison à vie.

Me Verret a plaidé que l'accusé n'avait exprimé aucun remord ou regret par rapport aux gestes qu'il a commis. «Rappelez-vous comment il a témoigné lorsque la défense le questionnait, il pleurait beaucoup et lorsque c'était la poursuite, il changeait dramatiquement.»

Il allègue que tous les rapports déposés par la défense sur l'état de santé de Guy Turcotte ne sont pas d'une grande utilité puisqu'ils représentent le stress vécu après les événements. «Une seule personne est responsable de la mort de ses enfants et c'est lui», a ajouté Me Verret.

Étant donné les circonstances et le degré de responsabilité de l'accusé, la poursuite demande que le délai ne soit pas inférieur à 20 ans, le maximum étant 25 ans avant une demande de libération conditionnelle.

La Défense demande moins de 15 ans

Me Pierre Poupart a plaidé qu'en étant accusé de meurtre au second degré, Guy Turcotte avait écopé d'une peine à perpétuité. «Il écope de la prison à vie dont une partie peut être sous la juridiction des libérations conditionnelles», a expliqué Me Poupart.

Il demande qu'il soit éligible à une libération conditionnelle après moins de 15 ans et plus près de 10 ans. «Il sera en prison toute sa vie, en dedans ou contrôlé. C'est tannant d'entendre dire qu'il n'a pas de remord, de peine. Turcotte est une personne affectée par la mort de ses enfants. Il n'est pas un psychopathe, il est le premier bouleversé que ce soit lui qui ait causé la mort de ses enfants».

À cause de la médiatisation, l'avocat espère qu'il aura un suivi en raison de ses besoins et de son état de santé. «Sa peine se purgera dans des circonstances qui visent un danger perpétuel et quotidien», a conclu Me Poupart.

Le juge a demandé à l'accusé s'il voulait ajouter quelque chose et celui-ci a dit: «Les gens ne peuvent pas comprendre la honte que j'ai et j'ai de la misère à vivre avec ça».

Le juge André Vincent rendra sa sentence le 15 janvier prochain.