Secteur public: entente sectorielle à la FSSS-CSN

Publié le 10 décembre 2015

©TC Media - Archives

NÉGOCIATIONS. Une entente de principe est intervenue avec la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, encore une fois aux tables sectorielles.

Il s'agit d'une percée majeure dans les présentes négociations du secteur public, la FSSS étant reconnue pour son militantisme.

De plus, la FSSS représente quelque 110 000 syndiqués, dans tous les types d'établissements de santé et de services sociaux et dans différents titres d'emploi. Le front commun, dont elle fait partie, en représente 400 000.

Comme la trentaine d'autres ententes de principe avant celle-ci, l'entente de la FSSS a été conclue aux tables sectorielles. Ce sont celles où sont négociées les clauses autres que les salaires et le régime de retraite, qui sont négociées, elles, en front commun.

Au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne, jeudi, le président de la FSSS, Jeff Begley, s'est réjoui de l'entente de principe. «Nous sommes satisfaits; on est loin de la coupe aux lèvres, mais n'empêche que c'est une étape importante qu'on vient de traverser», a-t-il commenté.

«Ça ne règle en rien notre priorité, qui est la question salariale», s'est-il empressé d'ajouter.

Infirmières

Une autre importante entente sectorielle était intervenue dans le domaine de la santé, vendredi dernier, cette fois avec la Fédération interprofessionnelle de la santé, qui représente la majorité des infirmières du Québec. La FIQ compte 66 000 membres.

Et jeudi, la FIQ a fait savoir que les déléguées de son conseil fédéral extraordinaire ont voté majoritairement en faveur de cette entente de principe, qui devra encore être soumise aux membres.

Cette entente de principe prévoit notamment un changement dans le rangement salarial pour les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, de même que la reconnaissance du baccalauréat pour les infirmières et l'élargissement de certaines primes.

Grève de la FAE

Par ailleurs, jeudi, les 34 000 enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement ont débrayé pour une deuxième journée consécutive, alors que leur négociation avec Québec à la table sectorielle était toujours dans l'impasse.

Ce sont donc 800 écoles et centres dans les régions de Montréal, Laval, Basses-Laurentides, Outaouais, Granby et Vaudreuil-Dorion qui sont touchés par le débrayage de trois jours, mercredi, jeudi et vendredi.

La FAE a quitté sa table de négociation sectorielle le 3 novembre dernier et n'y est pas retournée depuis.

Au cours d'une entrevue jeudi, le président de la FAE, Sylvain Mallette, a indiqué qu'il attendait toujours un appel qui lui permettrait de retourner à la table de négociation.

La FAE tient mordicus à l'ajout de ressources pour les élèves et les enseignants; elle reproche au gouvernement de laisser tomber l'école publique par ses compressions budgétaires répétées.

La Presse Canadienne

En manchette

Michael-Faraday, la rue mal-aimée

La rue Michael-Faraday aurait besoin d’être retapée dans sa portion située à Sainte-Julie. Puisqu’elle est empruntée par une majorité d’automobilistes de Varennes, des discussions entre les deux villes ont présentement cours pour évaluer la possibilité d’un éventuel partage de coûts pour une cure de jouvence.

Plus d’accidents mortels au Québec, sauf dans la région

FAIT DIVERS. Le bilan routier des quatre premiers mois de 2016 fait état d’une hausse de 30 décès sur les routes du Québec par rapport à la même période l’année précédente, sauf sur le territoire de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) où l’on signale une baisse.

Secteur public: entente sectorielle à la FSSS-CSN

Publié le 10 décembre 2015

©TC Media - Archives


NÉGOCIATIONS. Une entente de principe est intervenue avec la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, encore une fois aux tables sectorielles.

Il s'agit d'une percée majeure dans les présentes négociations du secteur public, la FSSS étant reconnue pour son militantisme.

De plus, la FSSS représente quelque 110 000 syndiqués, dans tous les types d'établissements de santé et de services sociaux et dans différents titres d'emploi. Le front commun, dont elle fait partie, en représente 400 000.

Comme la trentaine d'autres ententes de principe avant celle-ci, l'entente de la FSSS a été conclue aux tables sectorielles. Ce sont celles où sont négociées les clauses autres que les salaires et le régime de retraite, qui sont négociées, elles, en front commun.

Au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne, jeudi, le président de la FSSS, Jeff Begley, s'est réjoui de l'entente de principe. «Nous sommes satisfaits; on est loin de la coupe aux lèvres, mais n'empêche que c'est une étape importante qu'on vient de traverser», a-t-il commenté.

«Ça ne règle en rien notre priorité, qui est la question salariale», s'est-il empressé d'ajouter.

Infirmières

Une autre importante entente sectorielle était intervenue dans le domaine de la santé, vendredi dernier, cette fois avec la Fédération interprofessionnelle de la santé, qui représente la majorité des infirmières du Québec. La FIQ compte 66 000 membres.

Et jeudi, la FIQ a fait savoir que les déléguées de son conseil fédéral extraordinaire ont voté majoritairement en faveur de cette entente de principe, qui devra encore être soumise aux membres.

Cette entente de principe prévoit notamment un changement dans le rangement salarial pour les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, de même que la reconnaissance du baccalauréat pour les infirmières et l'élargissement de certaines primes.

Grève de la FAE

Par ailleurs, jeudi, les 34 000 enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement ont débrayé pour une deuxième journée consécutive, alors que leur négociation avec Québec à la table sectorielle était toujours dans l'impasse.

Ce sont donc 800 écoles et centres dans les régions de Montréal, Laval, Basses-Laurentides, Outaouais, Granby et Vaudreuil-Dorion qui sont touchés par le débrayage de trois jours, mercredi, jeudi et vendredi.

La FAE a quitté sa table de négociation sectorielle le 3 novembre dernier et n'y est pas retournée depuis.

Au cours d'une entrevue jeudi, le président de la FAE, Sylvain Mallette, a indiqué qu'il attendait toujours un appel qui lui permettrait de retourner à la table de négociation.

La FAE tient mordicus à l'ajout de ressources pour les élèves et les enseignants; elle reproche au gouvernement de laisser tomber l'école publique par ses compressions budgétaires répétées.

La Presse Canadienne