Des regroupements de patients déplorent les réformes

Roxane Léouzon web@journalmetro.com Publié le 25 novembre 2015

Plusieurs regroupements de patients déplorent que ces derniers soient exclus des processus de décisions concernant les réformes et les coupes en santé.

©Chantal Lévesque – Métro

SANTÉ. Les patients sont exclus des processus de décisions concernant les réformes et les coupes en santé, ce qui mène à des résultats négatifs pour eux, ont déploré mercredi plusieurs regroupements de patients.

L’Alliance des patients pour la santé (APS) réclame la création d’un comité consultatif de patients relié au bureau du ministre de la Santé, une demande déjà faite il y a plus d’un an à laquelle Gaétan Barrette n’a pas donné suite.

«Si la réforme est pour le patient, le patient doit être au centre des décisions, a estimé Jérôme Di Giovanni, président de l’APS. On veut s’asseoir avec le ministre et entamer une évaluation des effets des réformes et des compressions sur les patients.»

Me Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, et Me Jean-Pierre Ménard, avocat pour les droits de la santé des patients, ont fait remarquer que les mesures pour normaliser les frais accessoires avaient été adoptées «sans débat public», c’est-à-dire par l’ajout d’un amendement au projet de loi 20 après les consultations publiques en commission parlementaire.

«Il a fallu que la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles fasse un appel aux témoignages, avec le peu de moyens qu’ils avaient, pour qu’on ait un certain portrait des frais accessoires à Montréal. Pourquoi le ministère n’a-t-il pas fait une telle étude?» s’est insurgé Me Brunet.

«Le résultat du projet de loi 20 est pitoyable, a estimé Me Ménard. Il n’y a aucune garantie légale que le patient aura accès à un médecin dans des délais raisonnables. Par contre, il réduit l’accès aux soins pour des milliers de personnes vulnérables qui ne peuvent pas payer des frais et il désassure des services de procréation assistée.»

À ces réformes jugées nocives pour l’accessibilité s’ajoutent les compressions de 450 M$ dans le réseau de la santé pour cette année, qui aggrave selon Me Ménard les problèmes d’accessibilité. C’est pourquoi l’APS réclame un moratoire sur ces compressions.

En manchette

Loi 76 sur le transport en commun: Une nouvelle taxe pour les automobilistes

TRANSPORT. Les automobilistes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devront payer une nouvelle taxe de 45$ sur l’immatriculation afin de financer le transport en commun. Cette somme est établie dans la loi 76 sur la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal, adoptée le 19 mai.

Les restaurateurs et tenanciers craignent les impacts

Dès demain ( 26 mai), les fumeurs ne pourront plus griller une cigarette sur les terrasses partout en province. Si les tenanciers et restaurateurs approuvent ce choix pour la santé publique, ils craignent également un impact important sur leur clientèle.

Des regroupements de patients déplorent les réformes

Roxane Léouzon web@journalmetro.com Publié le 25 novembre 2015

Plusieurs regroupements de patients déplorent que ces derniers soient exclus des processus de décisions concernant les réformes et les coupes en santé.

©Chantal Lévesque – Métro


SANTÉ. Les patients sont exclus des processus de décisions concernant les réformes et les coupes en santé, ce qui mène à des résultats négatifs pour eux, ont déploré mercredi plusieurs regroupements de patients.

L’Alliance des patients pour la santé (APS) réclame la création d’un comité consultatif de patients relié au bureau du ministre de la Santé, une demande déjà faite il y a plus d’un an à laquelle Gaétan Barrette n’a pas donné suite.

«Si la réforme est pour le patient, le patient doit être au centre des décisions, a estimé Jérôme Di Giovanni, président de l’APS. On veut s’asseoir avec le ministre et entamer une évaluation des effets des réformes et des compressions sur les patients.»

Me Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, et Me Jean-Pierre Ménard, avocat pour les droits de la santé des patients, ont fait remarquer que les mesures pour normaliser les frais accessoires avaient été adoptées «sans débat public», c’est-à-dire par l’ajout d’un amendement au projet de loi 20 après les consultations publiques en commission parlementaire.

«Il a fallu que la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles fasse un appel aux témoignages, avec le peu de moyens qu’ils avaient, pour qu’on ait un certain portrait des frais accessoires à Montréal. Pourquoi le ministère n’a-t-il pas fait une telle étude?» s’est insurgé Me Brunet.

«Le résultat du projet de loi 20 est pitoyable, a estimé Me Ménard. Il n’y a aucune garantie légale que le patient aura accès à un médecin dans des délais raisonnables. Par contre, il réduit l’accès aux soins pour des milliers de personnes vulnérables qui ne peuvent pas payer des frais et il désassure des services de procréation assistée.»

À ces réformes jugées nocives pour l’accessibilité s’ajoutent les compressions de 450 M$ dans le réseau de la santé pour cette année, qui aggrave selon Me Ménard les problèmes d’accessibilité. C’est pourquoi l’APS réclame un moratoire sur ces compressions.