82 000 $ pour une livraison d’huile à chauffage!

Diane Lapointe diane.lapointe@tc.tc Publié le 1 février 2016

La propriété de Mariette Provost sur le chemin de la Belle-Rivière, à Sainte-Julie.

©TC Media - Yann Canno

JUSTICE. Le 3 avril dernier, Mariette Provost, une résidente du chemin de la Belle-Rivière, à Sainte-Julie, a reçu la livraison de 744 litres de mazout à chauffage. Mais au lieu d’une facture d’environ 700 $, madame Provost s’est retrouvée avec une dépense de près de 80 000 $. Elle poursuit maintenant la compagnie qui lui a livré le mazout pour un montant de 82 042 $.

La livraison du carburant a été effectuée par un employé de la compagnie SGPP vers 7h30 le matin du 3 avril. Le réservoir est situé à l’extérieur de la résidence, près de l’un des murs.

Vers 9h30, madame Provost est sortie de la maison pour étendre du linge sur sa corde. Elle vit alors du mazout qui s’accumulait entre le réservoir et la maison. Après quelques tentatives, elle réussit à fermer le robinet du réservoir, mais le liquide coulait encore par le tuyau, entre le réservoir et la maison. Elle communiqua avec la compagnie de mazout qui dépêcha sur les lieux le responsable des opérations, accompagné du livreur d’huile.

Ceux-ci constatèrent la situation, est-il écrit dans la poursuite, téléphonèrent à leur assurance et retirèrent le tuyau du réservoir en le sectionnant. Le responsable des opérations informe Mme Provost qu’une équipe d’intervention serait déployée sur les lieux. Mais un peu plus tard ce jour-là, Mme Provost est avisée qu’aucune équipe d’intervention ne serait déployée.

Elle décida de faire appel à une autre firme, Services pétroliers Verchères, pour nettoyer le plus rapidement possible ce dégât. Plusieurs centaines de litres de mazout avaient fui et atteint le drain français autour de la maison, puis ont même été rejetés, par la pompe de cave, dans le fossé du chemin.

L’entreprise RSR environnement, mandatée par Produits pétroliers Verchères commença le jour même les travaux de décontamination.

Selon la firme d’ingénierie SGS, appelée sur les lieux pour déterminer les causes de la fuite, il semble que le tuyau fautif  aurait reçu un coup dépassant la résistance du matériel.

Mariette Provost tient responsable la compagnie SGPP, car la fuite a été constatée juste après le passage du livreur. C’est aussi pourquoi ses avocats, le 15 janvier dernier, ont inscrit à la Cour du Québec une poursuite de 82 042 $, soit 67 120 $ pour la décontamination du terrain, 3056 $ pour la réfection du paysagement, 1944 $ pour la réparation de la fosse septique, 4920 $ pour la facture d’expertise des ingénieurs et 5000$ pour stress, pertes de temps et inconvénients.

La date d’audition de la cause n’est pas encore connue.

En manchette

Jeune recrue de 59 ans pilote de course

SPORT. Il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves. Raymond Guay en est la preuve. Âgé de 59 ans, l’homme d’affaires et résident de Sainte-Julie a participé il y a deux semaines à la 47e édition du Grand Prix de Trois-Rivières (GPR3). Il a terminé la course en 12e position et avec une bonne dose d’émotions fortes.

5,3 M $ pour rendre 130 autobus «intelligents»

Les autobus intelligents viennent de faire leur arrivée dans une dizaine de villes de la Rive-Sud. Une flotte de 130 véhicules équipés du système d’exploitation Rythmo permet aux usagers de connaître, en temps réel, le déplacement des autobus via une application mobile pour téléphones intelligents.

82 000 $ pour une livraison d’huile à chauffage!

Diane Lapointe diane.lapointe@tc.tc Publié le 1 février 2016

La propriété de Mariette Provost sur le chemin de la Belle-Rivière, à Sainte-Julie.

©TC Media - Yann Canno


JUSTICE. Le 3 avril dernier, Mariette Provost, une résidente du chemin de la Belle-Rivière, à Sainte-Julie, a reçu la livraison de 744 litres de mazout à chauffage. Mais au lieu d’une facture d’environ 700 $, madame Provost s’est retrouvée avec une dépense de près de 80 000 $. Elle poursuit maintenant la compagnie qui lui a livré le mazout pour un montant de 82 042 $.

La livraison du carburant a été effectuée par un employé de la compagnie SGPP vers 7h30 le matin du 3 avril. Le réservoir est situé à l’extérieur de la résidence, près de l’un des murs.

Vers 9h30, madame Provost est sortie de la maison pour étendre du linge sur sa corde. Elle vit alors du mazout qui s’accumulait entre le réservoir et la maison. Après quelques tentatives, elle réussit à fermer le robinet du réservoir, mais le liquide coulait encore par le tuyau, entre le réservoir et la maison. Elle communiqua avec la compagnie de mazout qui dépêcha sur les lieux le responsable des opérations, accompagné du livreur d’huile.

Ceux-ci constatèrent la situation, est-il écrit dans la poursuite, téléphonèrent à leur assurance et retirèrent le tuyau du réservoir en le sectionnant. Le responsable des opérations informe Mme Provost qu’une équipe d’intervention serait déployée sur les lieux. Mais un peu plus tard ce jour-là, Mme Provost est avisée qu’aucune équipe d’intervention ne serait déployée.

Elle décida de faire appel à une autre firme, Services pétroliers Verchères, pour nettoyer le plus rapidement possible ce dégât. Plusieurs centaines de litres de mazout avaient fui et atteint le drain français autour de la maison, puis ont même été rejetés, par la pompe de cave, dans le fossé du chemin.

L’entreprise RSR environnement, mandatée par Produits pétroliers Verchères commença le jour même les travaux de décontamination.

Selon la firme d’ingénierie SGS, appelée sur les lieux pour déterminer les causes de la fuite, il semble que le tuyau fautif  aurait reçu un coup dépassant la résistance du matériel.

Mariette Provost tient responsable la compagnie SGPP, car la fuite a été constatée juste après le passage du livreur. C’est aussi pourquoi ses avocats, le 15 janvier dernier, ont inscrit à la Cour du Québec une poursuite de 82 042 $, soit 67 120 $ pour la décontamination du terrain, 3056 $ pour la réfection du paysagement, 1944 $ pour la réparation de la fosse septique, 4920 $ pour la facture d’expertise des ingénieurs et 5000$ pour stress, pertes de temps et inconvénients.

La date d’audition de la cause n’est pas encore connue.